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Visite d'un élevage de bovins viande

Compte rendu de la journée bovins viande du 15 mars à Razac d'Eymet

Cette journée a été organisée conjointement par l'interprofession (ARBIO), les chambre d'agriculture de Lot et Garonne et Dordogne, et la coopérative viande spécialisée en Bio (SCA le Pré Vert). Une partie s'est fait en salle, puis Gilles et Justin Losson ont ouvert les portes de leur exploitation de vaches salers pour une visite commentée.

Le marché

Les produits bio progressent dans la consommation globale des ménages avec une progression de 47 % entre 2008 et 2009. Le marché de la viande ne fait pas exception avec une progression régulière de la consommation. Les consommateurs bio d'aujourd'hui mangent de la viande, mais des marges de manœuvre existent (43 % des consommateurs de produits bio achetent de la viande bovine bio).
Les canaux de distribution de la viande bio sont la grande distribution pour 38 %, les magasins spécialisés pour 10 %, la vente directe pour 23 %, les marchés pour 4 %, les autres magasins et artisans pour 25 %. En 2012, 64 % des français ont consommé au moins un produit bio, motivé par les aspects santé et sécurité, par une recherche du goût, ainsi que pour des considérations de respect de l'environnement.


Les bovins viande, une filière développée en aquitaine

L'aquitaine compte 200 exploitations produisant des bovins viande, 10 abattoirs agréés en agriculture biologique en Aquitaine, deux coopératives : la SCA le Pré Vert couvrant les secteurs de Dordogne, Lot et Garonne et limousin ; la CELPA Bio couvrant les Landes et les Pyrénées atlantiques).

Plus de renseignements : Contact ARBIO 05 56 79 28 32


Une coopérative à la recherche de produits de qualité

Cette société coopérative spécialisée en agriculture biologique existe depuis 1996. Elle travaille avec les abattoirs de Brive la Gaillarde et de Ribérac, avec une salle de découpe à Brive la Gaillarde. Elle est forte d'une équipe de 5 ETP. Elle n'a pas le statut d'organisation de producteurs (OP), et de ce fait, il n'y a pas d'obligation d'apport total pour l'éleveur.
Ses clients sont constitués d'une part de bouchers et de magasins spécialisés avec boucherie arrière, et d'autre part par les opérateurs de la restauration collective (retaurants scolaires, cuisines centrales).
85 éleveurs sont apporteurs à la coopérative, qui travaillent essentiellement la viande bovine, mais également les agneaux et les porcs. Les produits recherchés sont différents selon le marché : boucherie spécialisée ou restauration collective.

Quelque soit le débouché, les besoins de la coopérative vont vers des produits finis.
Contact : SCA le Pré Vert – Cré@vallée – Coulounieix Chamiers – 05 53 35 88 17

Les points clés d'une conversion

Consultez le diaporama qui reprend l'ensemble des points réglementaires et techniques à prendre en compte pour envisager une conversion.

Les points essentiels, générant des changements sont les suivants :

une conversion simultanée sur 2 ans (terre et troupeau) à envisager
 une alimentation 100 % Bio : c'est la contrainte la plus forte, avec souvent la recherche d'une autonomie alimentaire du troupeau
Lait maternel pour les jeunes pendant 3 mois
la part belle au pâturage
 des rotations à mettre en place pour les cultures, incluant des légumineuses, éventuellement la culture de méteil (mélange céréales et protéagineux)
des cultures menées en agriculture biologique avec fumure autorisée et semences biologiques en prorité
le recours à des prairies associant graminées et légumineuses, une place de choix à la luzerne chaque fois que c'est possible
achat limité d'animaux en conventionnel
des impératifs liés au bien être animal : logement des animaux et pratiques d'élevage
des traitements vétérinaires limités

Le techno pâturage

Compte rendu visite GAEC des Fargues – Cabrerets (46) chez André et Agnès Delpech

Stage : « Découverte du Techno-pâturage »- 12 mars 2012

L'exploitation

C'est une exploitation ovine sur le Causse avec des terres peu profondes caillouteuses et calcaires (PH de 6,5 à 7,5).

  • SAU : prairies temporaires 170 ha (pas de prairies permanentes : difficulté de persistance)
  • Parcours boisés et landes : 250 ha (permet environ 10 % de l'alimentation).
  • Cheptel : 1500 brebis Caussenardes du Lot en croisement avec des bêliers Ile de France (36).
  • Agnelage de printemps majoritaire (pour bénéficier de la pousse de l'herbe). Complémentation des agneaux au nourrisseur en plein air.
  • Une partie du troupeau est géré en plein air intégral (agnelage de printemps).
  • Achat des brebis et bêliers de renouvellement.
  • Achat des céréales et tourteaux à l'extérieur.

 

Le système fourrager

L'objectif est de favoriser au maximum le pâturage avec une herbe de qualité. Economiquement, le pâturage est la solution la plus économe (dépenses d'intrants et d'énergie limitées, peu de mécanisation, limite les besoins en bâtiment).

L'ensilage a été supprimé sur l'exploitation. La base est un système ray grass anglais/trèfle blanc et des prairies de mélange (ray grass anglais, fétuque, dactyle, trèfles et lotier), avec une pérennité de 5 à 6 ans. Il est recherché une complémentarité entre les prairies à pâturer (précocités différentes en particulier).

Il est pratiqué un sur-semis quand la prairie est affaiblie. Le trèfle reste le moteur de la prairie. Le semis à la volée est préféré.

André Delpech a pour principe de tester les espèces et les variétés en cadrillage : le pourtour de la parcelle avec un mélange connu et qui fonctionne bien sur l'exploitation, puis semis en lignes des graminées dans un sens, et les légumineuses dans l'autre.
Notation des comportements pour chaque croisement.

Quelques indications sur du matériel végétal fonctionnant bien dans les conditions de l'exploitation :

  • Ray grass anglais : Aubisque de Jouffray Drillaud. constat d'une bonne résistance à la sécheresse (dormance l'été, et reprise par la suite).
  • Un mélange issu des adaptations locales : mélange Capel-causse disponible à la coopérative la Capel (46) avec une bonne persistance.
  • Un mélange prairie de Jouffray Drillaud peut être une bonne base, voir également les mélanges suisses OH.
  • Une fétuque très précoce : gardian de Jouffray Drillaud.
  • Le trèfle d'alexandrie, intéressant en phase d'installation.
  • Le test sur la chicorée (indication comme intéressante en zone sèche en nouvelle zélande) avec les variétés Puma ou Comander, en mélange avec du trèfle blanc ou du trèfle hybride (Aurora).

 

A noter également le trèfle blanc favorisé par le piétinement.

Sans doute à tester, l'exemple de l'Espagne en zone sèche : céréales à pâturer en été. Un test concluant a été fait sur l'exploitation avec du seigle : après 2 à 3 pâtures au printemps, la céréale est montée à épi puis consommée par les brebis en été.

 

Méthode de pâturage

Le techno-pâturage suppose une réflexion et un aménagement parcellaire pour créer des lignes de séparation des parcelles (lignes de clôtures fixes avec système d'abreuvement : 1 ligne pour 2) dans le sens de la longueur, puis des séparations dans le sens de la largeur avec des clôtures mobiles. Il faut intégrer de l'ombrage pour les animaux, autant que possible.

Le principe est ensuite la gestion en paddock de 0,2 à 0,3 ha où le chargement instantané sera élevé (200 brebis sur 20 ares, par exemple) mais court (1 à 2 jours). Ainsi une parcelle de 30 hectares se retrouvent exploitées en 100 cellules de pâturage.

Pour rendre faisable cette gestion, cela suppose un travail avec un matériel performant, fiable et rapide. Les éleveurs utilisent un matériel kiwitech : piquets en fibre de verre (modèle fixe ou à pédale pour les piquets mobiles, fil acier élastique (fixe), fil inox et nylon élastique (mobile), du matériel de rembobinage et d'accrochage et de décrochage automatique, des kit de portage manuel ou adaptable pour quad. L'objectif est de pouvoir faire et défaire les cloisonnements rapidement. Le matériel roulant peut passer sur la clôture sans dommage et les animaux peuvent passer au dessus ou au dessous de la clôture pour changer de parc (élasticité). Les bacs d'abreuvement sont déplacés : 1 pose pour 4 cellules. Les lignes d'eau sont enterrées pour limiter l'élévation de température.

Le dressage des animaux est indispensable pour fonctionner dans ce système (peur de l'électricité). Il y a un parc de dressage à cet effet sur l'exploitation. De même lors de l'agnelage en parc, il faut laisser la brebis qui a agnelé deux jours dans le même parc. Il est utilisé également des cages d'adoption mobiles (pour la brebis et les agneaux).

L'éleveur, au contraire, doit s'habituer à travailler avec l'électricité pour éviter les pertes de temps et les erreurs.

Il y a complémentation des agneaux au nourrisseur en plein air.

 

Optimiser le pâturage

Pour optimiser le pâturage, le pâturage d'hiver est indispensable. L'herbe pousse tout le temps, même si elle pousse moins vite l'hiver.

Au printemps, le principe est d'avancer vite, même si la parcelle n'est pas complètement « raclée », car on est dans une course de vitesse avec la pousse de l'herbe. L'objectif est d'éviter la montée en épiaison pour conserver une herbe de qualité.

Pour la période estivale, il est gardé des réserves sur pied (possible en ovin), et utilisé des dérobées d'été (sorgho et trèfle d'Alexandrie).

Pour l'hiver, il peut être conservé des réserves sur pied. Certaines espèces se prêtent plus au pâturage d'hiver : ray grass anglais ou ray grass d'Italie (avec trèfle violet ou trèfle incarnat). Le principe est aussi d'avoir des animaux avec de faibles besoins et de les rationner en utilisant le principe de la croissance compensatrice.

Il faut établir un planning de pâturage global, puis l'adapter en fonction de la ressource (estimation à l'oeil) en tentant de se projeter (saison, pousse à venir).

Séchage en grange

Une visite a été organisée au GAEC d'Eyssal à Lamonzie Montastruc le 8 décembre 2011. Cette exploitation a mis en place lors de la création de son bâtiment d'élevage, un système de séchage en grange. Ce type d'installation est une des rares installations en Dordogne.

   Consultez le compte-rendu de la journée


Ce système est plus facile à mettre en place lors de la création d'un bâtiment. Il intégre un sytème de distribution par griffe, qui permet d'éviter le démarrage d'un tracteur pour l'affouragement des animaux et facilite les manipulations.
L'exploitation consacre 41,5 hectares dont 37 ha en herber,  pour la production laitière et viande avec transformation fromagère. L'élevage comprent une trentaine de mères, et les génisses de renouvellement.
La motivation pour ce projet provient de la volonté de produire un fourrage de qulaité, sans ensilage (transformation fromagère en avall), qui limite l'utilisation de concentré.

 

Le système mis en œuvre 


Il s'agit de sécher le fourrage vert récolté à l'autochargeuse. Cela se fait dans une cellule qui est ventilée par un air préalablement séché et réchauffé par un passage dans des caissons sous toiture. Lors du séchage, l'herbe fraiche entre 45 et 65 % d'humidité  est ajoutée en couche au dessus des apports précédents préalablement séchés (85 % d'humidité). La manipulation du foin est générallement assurée par une griffe suspendue à un rail fixé au faîtage du bâtiment.

Visite de l'exploitation

Pose de clôtures

Pose de clôtures - Dordogne
Pose de clôtures - Dordogne
Pose de clôtures
Pose de clôtures
Pose de clôtures
Pose de clôtures
Pose de clôtures
Pose de clôtures
Brebis en cellule de pâturage - Dordogne
Brebis en cellule de pâturage - Dordogne
Brebis en cellule de pâturage
Brebis en cellule de pâturage
Brebis en cellule de pâturage
Brebis en cellule de pâturage

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Jacques Tournade
Correspondant agriculture biologique
Tél. 05 53 63 56 50
mob. 07 86 00 40 66
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