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Des intérêts agronomiques et environnementaux indéniables

En obtenant une couverture quasi permanente du sol, ils réduisent fortement les risques de lessivages hivernaux en nitrate. Il piègent l’azote libéré lors du pic de minéralisation automnal, d’où l’appellation de Cultures Intermédiaires Pièges à Nitrates (CIPAN). La réduction des lessivages de nitrate est bien réelle mais varie fortement selon les conditions et le développement du couvert (de 20 à 90% de nitrates lessivés en moins). Les transferts de nitrates par lessivage ou de phosphore dépendent également des précipitations annuelles et du type de sol.


Cet azote capté par la culture intermédiaire va donc pouvoir être en partie réutilisé par les cultures suivantes, effet accentué si le couvert contient une légumineuse pouvant fixer l’azote de l’air. L’effet positif sur le bilan azoté de la culture suivante reste cependant très lié au développement du couvert. Dans la plupart des cas, l’implantation d’une culture intermédiaire n’a pas d’impact tangible sur le rendement de la culture suivante.


Les couverts permettent également d’introduire de la biomasse dans le système ce qui favorise une augmentation progressive de la matière organique et de l’activité biologique d’un sol.

Ils constituent également une protection efficace contre le ruissellement et l’érosion grâce à un effet de protection de surface du sol et favorisent également l’infiltration.

Le développement d’adventices ___ de l’interculture est aussi fortement limité, réduisant ainsi le potentiel de salissement lors de la culture suivante.

 

Le choix des espèces : un élément clé de réussite

En prenant en compte les caractéristiques de chaque espèce et les contraintes propres à chaque type d’interculture, on peut ainsi sélectionner celles qui, en pur ou en mélange, permettront de répondre aux mieux aux objectifs que l’on souhaite atteindre (effet CIPAN, production de fourrage…).

Le coût des semences reste un frein particulièrement important, et il convient de s’orienter vers des espèces ayant un prix de semence raisonnable.Ce poste de dépenses peut être réduit en utilisant des semences de ferme ou d’espèces déjà cultivées sur l’exploitation pour les incorporer dans un mélange (féverole, colza, tournesol, maïs…).

Les deux interventions culturales lors d’un couvert doivent être bien raisonnées :

L’implantation

une étape déterminante. Un semis à la volée au distributeur d’engrais ou avec un semoir centrifuge placé sur un déchaumeur permettent de rester dans des contraintes de coût et de temps raisonnables. Il est conseillé de réaliser au moins un faux-semis avant l’implantation d’un couvert, et de privilégier des espèces à croissance rapide afin de réduire le risque de développement d’adventices. Le choix des dates d’implantation dépend des espèces choisies et de la culture précédente, mais un semis fin août-début septembre permet en général une bonne levée en profitant des éventuels orages de fin d’été.

Les faux-semis s’avèrent efficaces pour la gestion de l’enherbement, quelle soit couplée ou non à l’implantation d’un couvert végétal et est particulièrement importante en agriculture biologique. Il est conseillé de réaliser les faux-semis très superficiellement car 95% des levées d’adventices ont lieu dans les 5 premiers centimètres de sol, tout en privilégiant les outils à dents qui risquent moins de favoriser la multiplication des vivaces par rapport à des outils à disque.

La destruction

différentes techniques permettent d’éviter le recours au glyphosate (qui  est de toute façon interdit dans les zones vulnérables du département pour la destruction des couverts). Le gel peut permettre de détruire les espèces les plus sensibles, avec toutefois une efficacité variable selon les années, la destruction est alors complétée lors du travail du sol avant semis de la culture.

La date de destruction doivent être bien positionnées, car si trop précoce il y a des risques de relargage précoce de nitrates, et si trop tardive cela pourrait pénaliser la culture suivante au niveau de la nutrition hydrique et azotée (remobilisation temporaire d’azote du sol pour la dégradation des résidus de couvert).

Toutes ces techniques de couverts végétaux et faux semis présentent donc à la fois des intérêts bien réels sur le plan environnemental et agronomique, même si prises séparément leurs effets peuvent paraître limités, elles tirent toute leur efficacité une fois combinées ensembles.

Qu'est-ce-qu'un couvert végétal ?
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