Canton de Brantôme : bilan de l’enquête sur le devenir du foncier agricole
Depuis une dizaine d’années, la Chambre d’Agriculture et ses partenaires enquêtent 3 à 4 cantons pour mettre en parallèle, d’une part, les choix des agriculteurs qui vont cesser leur activité et, d’autre part, les besoins en foncier exprimés par des porteurs de projets et les jeunes agriculteurs juste installés. Cette année, c’est le tour des cantons de Brantôme, Excideuil et Le Buisson - Le Bugue.
C’est dans ce cadre que mercredi 1er décembre, Céline DEMAISON (animatrice du syndicat Jeunes Agriculteurs) et Philippe BROUSSE (conseiller agricole de la Chambre d’Agriculture) ont fait part de leur rencontre avec 23 jeunes agriculteurs, déjà installés ou en passe de l’être, et 35 agriculteurs de plus de 50 ans mettant en valeur 20 % de la Surface Agricole Utile du canton.
En fait, 18 jeunes (10 futurs installés et 8 récemment en activité) expriment un besoin de foncier pour une surface de 540 ha (en plus des surfaces qu’ils exploitent déjà ou qu’ils reprendront à leurs parents). La disponibilité qui apparait auprès des 12 agriculteurs âgés de plus de 50 ans qui considèrent leur ferme comme disponibles, représente 545 ha. Donc, le rapport entre la demande de terre et la disponibilité devrait être équilibré, d’autant plus que plusieurs futurs retraités prévoient que une ou plusieurs parcelles iront conforter des exploitations existantes (257 ha).
Une difficulté apparaît tout de même : les départs en retraites et les installations ne devraient pas se passer en même temps. Les premières sont surtout programmées entre 2015 et 2020 alors que les projets des jeunes ont été recensées dès 2011.
L’engagement dans les CUMA existe de façon relativement conséquente puisque il concerne plus de 1 agriculteur sur 2 (57%), ce qui est un bon score en comparaison d’autres cantons du département.
Le morcellement du parcellaire a été qualifié de mauvais par 42 % des enquêtés ce qui a conduit les participants à proposer de reprendre les échanges fonciers collectifs. A noter que la prise en charge du Conseil Général des restructurations agricoles et forestières est toujours possible, sous réserve de quelques conditions.
Le témoignage de Hubert VILLEVEYGOUX
La rencontre qui a mobilisé une trentaine de personnes dont 3 maires s’est terminée par une présentation des aides à la Transmission par Pascal CHABAUD et un témoignage. Hubert VILLEVEYGOUX, agriculteur à Quinsac, a en effet explique pourquoi il a choisi d’inscrire son exploitation au Répertoire Départemental à l’Installation. Grâce au RDI, il a rencontré un couple de jeunes agriculteurs qui postulent pour prendre sa suite. Trois agriculteurs du canton se sont inscrits au RDI ; il n’existe pas de raisons de ne pas le faire.
Cette enquête a permis d’identifier les agriculteurs cédants et les jeunes agriculteurs. La Chambre d’Agriculture, dans le cadre de sa mission installation – transmission, donnera une suite à ce travail en répondant aux besoins d’accompagnement, permettant la réalisation des projets de transmission et d’installation.
L’objectif est de favoriser la transmission des entreprises agricoles et l’installation des jeunes, source de dynamisme du canton. Pour tout contact l’antenne de Ribérac dispose de conseillers installation et transmission.
Article rédigé par Philippe Brousse.

