Chambre d'Agriculture Dordogne

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Conjoncture économique agricole

Source : Note de conjoncture de la Chambre économique de Dordogne, 1er semestre 2010

  Grandes cultures

Forte croissance des surfaces en blé tendre en Dordogne (26 000 hectares, + 21%) au détriment des orges, du maïs et du colza, qui voient leurs surfaces régresser. La baisse de l'euro renforce la compétitivité des blés français à l'export, mais l'importance des stocks exerce une pression baissière sur les cours qui s'effritent dans un marché attentiste à l'approche des récoltes.
Le maïs français est également compétitif à l'export. Les cours évoluent peu. La récolte européenne 2010 devrait reculer à l'inverse de celle des Etats-Unis.

  Viticulture


L'activité est encore en demi-teinte mais le marché retrouve un certain dynamisme : forte demande en Bergerac rosé avec une progression du cours moyen, peu de disponibilités en Bergerac blanc sec, marché mou en Bergerac rouge, tandis qu'en Monbazillac le marché se réveille. Les caves coopératives de Bergerac-Le Fleix, Montaigne et Gurson sont regroupées au sein d'Alliance Aquitaine depuis décembre 2009. Le mode de production bio progresse avec près de 1 000 hectares dans le vignoble de Bergerac.

  Fruits et légumes


Pour la fraise, les cours sont plutôt bien orientés (moindre concurrence de l'Espagne et du Maroc par cause de mauvais temps) mais sur des volumes faibles liés à un hiver rigoureux et long.

L'évolution de la valeur d'échange entre l'euro et le dollar est favorable à l'export des pruneaux tandis que le marché national voit une légère reprise. Par ailleurs, on constate un retard dans le renouvellement du verger ainsi que des cessations sans reprise.

En ce qui concerne la noix, la récolte 2009 s'est bien vendue avec un prix de vente quasiment identique à celui de 2008, mais avec plus de déchets en verger (noix creuses et petits calibres). L'évolution de l'euro est plutôt favorable à l'export. Le plan départemental noix signé en 2008 avec le Conseil Général a permis à ce jour de valider les dossiers pour 226 hectares de plantations nouvelles. Le dernier comité de pilotage de ce plan en octobre 2010 devrait encore enregistrer un grand nombre de demandes. L'importance des conversions en bio (environ 100 cette année) fait craindre des risques  à terme de déséquilibre de ce marché.

En pomme du Limousin, les volumes commercialisés sont normaux mais les prix du marché restent bas, en dessous du coût de production qui est de l'ordre de 35 centimes par kilo. Il faut s'attendre à une sévère concurrence de la pomme italienne sur le marché russe. La neige du 5 mai 2010 a complètement détruit 60 hectares de vergers et endommagé 3 à 400 hectares de filets sur la zone Dordogne - Corrèze.

  Tabac

A partir de la campagne 2010, le découplage total des aides PAC pour cette production va fortement impacter la pérennité de cette filière.

  Forêt


Après une année 2009 délicate du fait de l'impact de la crise économique globale et de la tempête Klaus, on constate un redémarrage progressif des coupes de bois en Dordogne et on peut penser que la demande de bois va continuer à se raffermir sur les prochains mois.

Conjoncture économique tous secteurs

Artisanat, commerce, industrie, services et argiculture : retrouvez, semestre par semestre, toute la conjoncture du département du dernier semestre.

  Bovins lait

La diminution du nombre d'élevages laitiers se poursuit, il reste environ 580 exploitations laitières en Dordogne début 2010. La collecte de lait du premier trimestre 2010 se situe à 4,5% en dessous du même trimestre de l'année précédente. La laiterie Leche Pascual (4 millions de litres en Dordogne) va réduire sa collecte et annoncera sa stratégie à l'automne 2010, on peut
s'interroger sur le devenir de la collecte des producteurs. Suite à l'accord interprofessionnel du 3 juin 2009, les producteurs restent dans l'attente d'un prix rémunérateur et le débat sur la contractualisation est toujours d'actualité.

  Bovins viande

On note un retour progressif aux volumes de production antérieurs à l'épisode de fièvre catarrhale ovine. Les prix continuent de baisser. Cette usure lente des prix de vente concerne particulièrement le haut de gamme, vaches et génisses de boucherie qui restent de façon inquiétante sur des cours très bas. Les animaux finis (taurillons) accusent également une baisse de prix sensible et régulière. Les bovins maigres (broutards mâles) enregistrent un rétablissement des volumes mais sur des cours assez stables. On observe un report important sur les femelles avec une augmentation du stock (sauf pour les réformes laitières). Les veaux sous la mère bénéficient d'une stabilité relative mais à un niveau inférieur à 2009. Les perspectives pour le
second semestre dépendent notamment du marché italien et du marché grec. Les opérateurs manquent de visibilité sur les évolutions à venir du marché.

  Ovins viande

2010 voit la revalorisation tant attendue des primes PAC, nécessaires à la survie de cette filière. L'identification électronique devient obligatoire pour tous les animaux nés après le 1er juillet 2010. On constate une progression de près de 2% des abattages d'agneaux mais avec une baisse inquiétante des prix.

  Production porcine

Toujours pas d'amélioration des cours.

  Volailles de chair

Le marché se tient en prix mais sur des volumes en repli, avec une bataille commerciale âpre sur certains marchés. Des débouchés en bio commencent à apparaître pour les deux abattoirs de Dordogne.

  Palmipèdes gras

Malgré une nécessaire maîtrise des volumes pour équilibrer le marché national, le marché reste favorable notamment pour les fermiers et artisans de Dordogne, avec une situation plus contrastée pour les PME et les industriels. Les volumes Périgord sont en hausse.

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